Bilan Iran

 

Nombre de nuits : 28
Distance parcourue : 3.547 km
Formalités : Passeport, visa de 30 jours demandé et obtenu à l’ambassade d’Iran à Bruxelles (voir article séparé). Pour le véhicule, carnet de passage en douane du Royal Automobile Club de Belgique (caution de 100 % de la valeur du véhicule – attention 150 % pour les véhicules immatriculés en France – ou un montant moindre si le véhicule a plus de 10 ans). Ne pas oublier de faire tamponner le CPD à la sortie du pays.
Assurance véhicule : Assurance prise à la frontière (39.39802, 44.38685).
Communication : Connexion internet par wifi assez rare, mais bonne couverture 4G avec Irancell/MTN. Le passeport (original) du demandeur de la carte sim est indispensable pour l’acheter. Officiellement, les cartes sim pour touristes ne peuvent être achetées qu’aux aéroports internationaux mais ne sont valides que deux semaines. J’ai acheté une première carte sim qui était au nom de quelqu’un d’autre et valable seulement une semaine, puis j’en ai acheté une autre à Téhéran dans un bureau officiel MTN, valable pendant trois mois. Le smartphone équipé de la carte sim locale sert alors de hot-spot wifi pour les autres appareils. Attention, censure d’internet, il faut un VPN.
Diesel : Diesel uniquement dans les grandes stations sur les autoroutes ou coins à camions, suivre les poids lourds, pompes de couleur jaune (pas rouge). Une carte est indispensable, demander au pompiste ou à un camionneur, le tarif affiché est alors doublé. Une seule fois, des copies de mes papiers ont été prises et une seule fois, le pompiste a refusé de nous servir. Qualité unique, il faut s’attendre à pas mal de fumée du pot d’échappement.
Gaz : Mêmes bouteilles qu’en Turquie, et donc même raccord que certaines bouteilles européenne (raccord type G2, filet extérieur). Nous n’avons pas rempli, mais nous avons régulièrement vu des revendeurs qui remplissent de bouteille à bouteille.
Électricité : Possible de se brancher un peu n’importe où, mais il faut avoir l’œil et un câble d’au moins 20 mètres.
Eau : Eau claire disponible partout, très facilement. Nous avons toujours rempli au bidon transparent pour un contrôle visuel de la couleur et des éventuels dépôts. Pour l’eau de consommation, nous la prenions bouteille, mais il y a régulièrement (dans les villes et autour des parcs) des fontaines à eau potable.
Vidange des eaux grises : le problème ne s’est pas posé, nous avons laissé les vannes ouvertes en permance (pas de poids mort à transporter).
Cassette des WC : vidée dans les WC des parcs, des parkings ou exceptionnellement dans la nature ou en bord de route, loin des points d’eau (pas de papier et pas de produit chimique grâce au SOG).
Bivouacs : Principalement des parcs, parkings (payants ou non) exceptionnellement dans la rue, rarement calme (tableau des coordonnées GPS sur demande). Bivouac compliqué à Maschad, interdiction de dormir dans le CC stationné sur un parking privé.
Cartographie : GPS OsmAnd sur smartphone, parfois Gmaps avec le 4G.
Routes : Généralement en très bon état, sauf quelques morceaux très remuants (environ 20 % sur notre parcours). Quelques autoroutes sont payantes, nous n’avons payé que très rarement. Très nombreux contrôles de la police de la route, très nombreux radars automatiques et manuels.
Les maladies du CC : Le frigo consomme trop de gaz pour le refroidissement qu’il nous offre, nous ne l’utilisons plus qu’en 12/230 V et sur le principe « glacière », amortisseurs arrières à surveiller, pneu crevé (clou) à la frontière a été réparé et tient bien le coup, fumée noire quand je monte dans les tours moteur à chaud.
Note au sujet du porteur : pas vu un seul véhicule Ford (ni garage) dans le pays.
Équipement : une longue corde à linge, VPN pour internet (Avast payant ne fonctionne pas, Super VNP gratuit fonctionne), heureusement que l’airco a été réparé à Izmir !
On a aimé : L’état des routes et la signalisation en anglais, la beauté des villes, la gentillesse des iraniens (sauf au volant), les biscuits et les glaces.
On n’a pas aimé : Les nuits (motos, chiens, coqs, muezzins, musique, alarmes de voitures, police), la communication avec les locaux (nuls en anglais, nous avons utilisé Google translate que nous avions téléchargé au préalable, y compris les dictionnaires), l’absence totale de courtoisie des Iraniens derrière un volant.
Nos coups de cœur : Kashan, Isphahan, Yazd.

 

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